Grandes cultures bios en PACA

 

La progression des surfaces continue, la structuration de la filière aussi

 

Par Mathieu Marguerie
Avec près de 2000 ha de grandes cultures en conversion, la dynamique sur la filière en faveur du bio se confirme régionalement, accompagnant ainsi la tendance nationale.

Les grandes cultures biologiques occupent désormais près de 10 000 ha en région PACA (9655 pour être précis) selon les tous derniers chiffres de l’Agence Bio, arrêtés fin 2016. C’est donc désormais 9.6% de la surface céréalière de la région qui se produit en mode de production biologique, contre encore seulement 3% au niveau national. En grandes cultures, comme dans les autres filières, PACA montre donc son dynamisme en bio en occupant le titre de la première région bio de France en termes de pourcentage de sa SAU (Surface Agricole Utile) occupée par ce mode de production. Dans le détail, ce sont, en 2016, 2000 ha de grandes cultures qui sont entrés en conversion, soit 24% de plus qu’en 2015. Ce sont désormais 646 exploitations qui produisent des grandes cultures biologiques en PACA réparties essentiellement sur les Alpes de Haute-Provence, le sud des Hautes Alpes, la Vaucluse et le nord des Bouches du Rhône.


Évolution de la part des différentes filières biologiques dans la SAU totale de PACA (d’après Agence Bio)

Une évolution durable des surfaces conditionnée par l’adéquation entre l’offre et la demande

Si le blé dur est la céréale phare en Provence (40 000 ha environ), le blé tendre reste la grande culture la plus cultivée en bio avec 2100 ha. L’orge et le riz arrivent en deuxième et troisième position avec respectivement 1551 ha et 1288 en bio. Si le blé dur n’occupe que la quatrième place des céréales bio cultivées dans la région avec un peu plus de 1100 ha, sa progression annuelle surfacique est la plus importante de toutes les grandes cultures avec un bon de 37%, s’expliquant par la forte demande du marché. On notera également les près de 1000 ha occupés par le petit épeautre dans notre région, culture particulièrement bien adaptée aux climats et sols souvent difficiles. Plus que les surfaces de l’année de chacune de ces cultures, l’indicateur le plus intéressant est leur évolution dans le temps, fortement corrélé à l’évolution de la demande des marchés. Ces derniers s’ouvrent considérablement en circuits longs (coopératives, organismes stockeurs, meuniers) offrant ainsi de véritables opportunités pour les exploitations en conversions ou en projet de l’être. Ces opérateurs économiques sont en effet capables d’offrir des débouchés significatifs en quantité à des prix bien souvent avantageux par rapport au conventionnel. La demande est actuellement forte en blé dur, blé tendre, petit épeautre, pois chiche, soja ou encore tournesol. Consulter en amont son opérateur économique pour connaître ses besoins et s’organiser pour garantir la quantité et la qualité recherchée est donc une démarche indispensable pour la pérennité de l’engagement en bio de ses nouvelles surfaces. Le réseau Bio de PACA est là pour vous accompagner dans vos démarches.

mathieu.marguerie@bio-provence.org

 

Ajouter un commentaire

 
×