Articles et actualités du BIO

  • Les « Poules & Co » se rebèquent… Par Josiane Bouillet - Oct 23, 2017

    Les « Poules & Co » se rebèquent… Par Josiane Bouillet -  Oct 23, 2017

    Bleu tomate 23 oct 1

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  • La Provence Mathieu Asselin : au cœur du scandale de Monsanto

    ête du photographe Mathieu Asselin dénonce les ravages de la firme américaine Monsanto. Un reportage édifiant

    Société - Économie - Mathieu Asselin : au cœur du scandale de Monsanto
    Mathieu Asselin dévoile les dégâts économiques, écologiques et sociaux provoqués par Monsanto depuis les années 40.PHOTOS VALÉRIE FARINE

    Des images chocs. De celles qui ne peuvent pas laisser insensibles. Des clichés représentant des villes ravagées par la pollution, des générations d'enfants handicapés, des familles frappées par la perte d'un ou plusieurs proches. Ces photos et ces témoignages ont été constitués par le Franco-vénézuélien François Asselin après une enquête de cinq ans. La première du photographe spécialisé dans le documentaire. Son projet est présenté au Magasin électrique et a fait l'objet d'un livre "Monsanto : une enquête photographique", publié par Actes Sud. La réalité est saisissante, poignante.

    Dès les premiers clichés, en couleur, c'est une maison dévastée qui interpelle le public. Une bâtisse située à West Anniston, en Alabama, abandonnée en raison du taux de contamination au PCB. En face se dresse la maison du futur imaginée par Monsanto, à Disneyland. Près de 3 000 km séparent les deux sites. Le contraste est étonnant. "C'est celui entre le futur que Monsanto nous a vendu et celui qui existe, explique le photographe. Pourquoi cela ne se répétera pas ?" Cette ville fantôme laisse un sentiment de désespoir, de défaite. Des gens évoquent leur désarroi. En dépit des 700 millions de dédommagements versés par la firme, ils n'ont pas pu partir. Ils attendent sans aucune chance de voir leur destin changer, évoluer.

    Des documents d'archives pour compléter l'expo

     

    À côté des photographies, des archives complètent le terrible récit de ces vies détruites. "Ces documents m'aident à expliquer l'histoire, à la faire comprendre au public, indique Mathieu Asselin. Cela prouve que Monsanto savait qu'ils contaminaient". Ce fut le cas au Viêtnam, avec "l'agent orange". Les effets de ce puissant défoliant fabriqué par Monsanto et déversé par l'armée américaine de 1959 à 1971 sur le sud du Vietnam se reflètent dans les prises de vue du photographe franco-vénézuélien. Il dévoile la réalité brute. Des foetus déformés dans des bocaux, des enfants victimes de malformation ou encore des témoignages de familles touchées par le décès de proches, vétérans de l'armée peuvent heurter. "C'est important de tout montrer car l'histoire contemporaine de Monsanto est tout aussi dangereuse", indique le photographe, qui consacre la dernière partie de son enquête à l'agroalimentaire et aux produits phytosanitaires.

    Là encore, les témoignages font apparaître la détresse des fermiers en procès contre le géant américain ("Monsanto est hyperviolent, il les casse moralement, financièrement") ou encore l'incroyable histoire de la ville de Sauget, vampirisée par la firme américaine dont le siège est situé à proximité. "C'est l'un des sites les plus contaminés aux États-Unis", souligne Mathieu Asselin, qui s'appuie encore sur des documents scientifiques. À travers cette expo, le photographe dévoile une histoire sombre, méconnue, même si le nom de Monsanto ne l'est plus. "C'était un challenge", reconnaît-il. Un pari relevé avec brio, comme en témoigne le succès de son enquête lors des Rencontres. Quant à savoir quelle sera la réaction du géant américain, Mathieu Asselin admet que la firme "a d'autres poissons plus gros à ferrer même s'ils aiment faire des exemples. Sam Stourdzé et Jean-Paul Capitani ont été courageux en présentant mon travail".

    Le patron de la CGT à Avignon pour soutenir les ex-Fralib

    Aucun témoignage de la firme américaine n'est présent lors de l'exposition. Mais la voix de Monsanto n'est pas totalement absente de l'enquête de Mathieu Asselin. Le géant est visible à travers des publicités, des articles couvrant près d'un demi-siècle d'activités, des années 40 jusqu'à la fin des années 80. "C'est une manière pour eux de se présenter car les contacter ne m'intéressait pas", avoue le photographe. Un couloir présente la plupart de ces documents avec des slogans qui donnent la chair de poule. "Quarante ans plus tard, on se dit : mais c'est quoi cette folie ! lisse le photographe. Ils vendent une histoire fausse. C'est de la propagande".


    L'exposition est visible au Magasin électrique, situé dans le Parc des ateliers, jusqu'au 24 septembre. Tarif : 12 €.

  • Grandes cultures bios en PACA

     

    La progression des surfaces continue, la structuration de la filière aussi

     

    Par Mathieu Marguerie
    Avec près de 2000 ha de grandes cultures en conversion, la dynamique sur la filière en faveur du bio se confirme régionalement, accompagnant ainsi la tendance nationale.

    Les grandes cultures biologiques occupent désormais près de 10 000 ha en région PACA (9655 pour être précis) selon les tous derniers chiffres de l’Agence Bio, arrêtés fin 2016. C’est donc désormais 9.6% de la surface céréalière de la région qui se produit en mode de production biologique, contre encore seulement 3% au niveau national. En grandes cultures, comme dans les autres filières, PACA montre donc son dynamisme en bio en occupant le titre de la première région bio de France en termes de pourcentage de sa SAU (Surface Agricole Utile) occupée par ce mode de production. Dans le détail, ce sont, en 2016, 2000 ha de grandes cultures qui sont entrés en conversion, soit 24% de plus qu’en 2015. Ce sont désormais 646 exploitations qui produisent des grandes cultures biologiques en PACA réparties essentiellement sur les Alpes de Haute-Provence, le sud des Hautes Alpes, la Vaucluse et le nord des Bouches du Rhône.


    Évolution de la part des différentes filières biologiques dans la SAU totale de PACA (d’après Agence Bio)

    Une évolution durable des surfaces conditionnée par l’adéquation entre l’offre et la demande

    Si le blé dur est la céréale phare en Provence (40 000 ha environ), le blé tendre reste la grande culture la plus cultivée en bio avec 2100 ha. L’orge et le riz arrivent en deuxième et troisième position avec respectivement 1551 ha et 1288 en bio. Si le blé dur n’occupe que la quatrième place des céréales bio cultivées dans la région avec un peu plus de 1100 ha, sa progression annuelle surfacique est la plus importante de toutes les grandes cultures avec un bon de 37%, s’expliquant par la forte demande du marché. On notera également les près de 1000 ha occupés par le petit épeautre dans notre région, culture particulièrement bien adaptée aux climats et sols souvent difficiles. Plus que les surfaces de l’année de chacune de ces cultures, l’indicateur le plus intéressant est leur évolution dans le temps, fortement corrélé à l’évolution de la demande des marchés. Ces derniers s’ouvrent considérablement en circuits longs (coopératives, organismes stockeurs, meuniers) offrant ainsi de véritables opportunités pour les exploitations en conversions ou en projet de l’être. Ces opérateurs économiques sont en effet capables d’offrir des débouchés significatifs en quantité à des prix bien souvent avantageux par rapport au conventionnel. La demande est actuellement forte en blé dur, blé tendre, petit épeautre, pois chiche, soja ou encore tournesol. Consulter en amont son opérateur économique pour connaître ses besoins et s’organiser pour garantir la quantité et la qualité recherchée est donc une démarche indispensable pour la pérennité de l’engagement en bio de ses nouvelles surfaces. Le réseau Bio de PACA est là pour vous accompagner dans vos démarches.

    mathieu.marguerie@bio-provence.org

  • Visite des essais de blé bio : un joli succès pour l'édition 2017 et du concret pour la filière

    Afin de valoriser ce que les producteurs appellent le terroir panicole, un travail est actuellement mené pour faciliter la structuration de la filière.

    La demande des boulangers en farines de blés paysans est en effet de plus en plus pressante et mérite une réponse coordonnée de tous les acteurs de la filière –paysans, meuniers, paysans boulangers, stockeurs, boulangers- pour l’inscrire dans la durabilité et l’équitabilité.

    En termes de volume, Agribio 04 estime, avec l’enquête des moulins bios de la région intéressés, le potentiel de développement des surfaces d’environ 300 ha d’ici 5 ans.

    Ces surfaces représentent un peu moins de 10% de la surface actuelle totale en blés biologiques en PACA et doivent donc être considérées par les agriculteurs comme une opportunité de diversification intéressante en coexistence avec les débouchés classiques qu’offrent les coopératives et organismes stockeurs.

    Autrement dit, cette filière reste raisonnable en taille et son développement mérite d’être contrôlé pour la préserver. 

    Pour suivre l'intégralité de l'article http://www.bio-provence.org/Visite-des-essais-de-ble-bio-un-joli-succes-pour-l-edition-2017-et-du-concret

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  • L'agriculture biologique victime de son succès Les ECHOS

    Extrait:

    Le bio connaît un indéniable succès en France. Les ventes ont bondi de plus de 20 % l'an dernier pour passer le cap des 7 milliards d'euros et sept Français sur dix en consomment désormais « régulièrement », c'est-à-dire au moins une fois par mois. Mais la filière est victime de son succès.

    La suite de l'article: https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/030363414616-lagriculture-biologique-victime-de-son-succes-2091363.php

  • Jardinier sans pesticides

    Alors que les particuliers ne pourront plus utiliser de pesticides pour leurs cultures dès 2019, d'autres solutions existent pour jardiner autrement. On peut aussi "soigner les plantes par les plantes", comme l'explique ce jardinier bio. 

     

    La suite de l'article http://www.lci.fr/societe/jardiner-sans-pesticides-c-est-possible-2051918.html

  • Les Français: pour une agriculture bio et locale!

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    Entre agriculture raisonnée et développement de grands élevages, les Français ont fait leur choix.

    Selon une étude réalisée par l’IFOP pour l’association Agir pour l’environnement, 90% des Français souhaitent « une agriculture plus respectueuse de l’environnement, produisant des aliments locaux, plus sains et plus sûrs ».

    La suite de l'article http://www.decisionsdurables.com/les-francais-pour-une-agriculture-bio-et-locale/?platform=hootsuite

  • Du bio dans nos cantines c'est possible !

    Barjac, la joie de vivre

     

    Largement médiatisée grâce au film "Nos enfants nous accuseront" de Jean-Paul Jaud, cette commune du Gard, dont le Maire est un fervent défenseur des droits humains et environnementaux, témoigne de la joie de vivre ressentie par les enfants nourris en bio.

     

     

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  • Du poison dans nos jardins France 5

    La fin des produits phytosanitaires que nous utilisons dans nos jardins. Sommes nous finalement les plus gros pollueurs.

  • Notre pain est il dans le petrin ?

    Le pain est notre quotidien. Huit Français sur dix en mangent au moins une fois par jour, à raison d'une demi-baguette. Mais ce n'est plus un aliment à part entière ; et il ne nous nourrit plus. Farine, eau, sel, levure ou bien levain... la recette originelle est pourtant simple. Seulement, la plupart du temps, sont ajoutés à notre insu des améliorants, des correcteurs, des additifs et des enzymes... Un cocktail chimique qui n'est pas sans conséquence sur notre santé. Ballonnements, maux d'estomac, le pain blanc serait de moins en moins digeste. Forts de ce constat, quelques boulangers ont décidé de faire de la résistance. A la recherche du pain... perdu ! Notre pain est il dans le petrin ? "

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  • Histoire de blé : comment, grâce aux variétés anciennes, cultiver du blé sans apport en engrais et produits chimiques

    Histoire de blé : comment cultiver du blé sans apport en engrais et produits chimiques, grâce aux variétés anciennes. Bernard Ronot, céréalier en Côte d'Or, fondateur de l'association Graines de Noé, prône une agriculture biologique, libérée des engrais et des produits chimiques de synthèse (insecticides, herbicides, fongicides) qui détruisent l'environnement, polluent les nappes phréatiques, tuent la biodiversité, rendent malades les agriculteurs qui les utilisent.

    Bernard a fait sa reconversion à l'agriculture biologique à 55 ans, cela l'a amené à s'intéresser aux variétés de blés anciens, oubliés depuis la révolution verte (chimique) des années 50. Il nous emmène sur les terres de Stéphanie Parizot, jeune agricultrice qui a installé avec l'association Graine de Noé, une plateforme où sont conservées en terre 135 variétés de blés anciens. Tous deux nous apprennent que ces variétés anciennes n'ont pas besoin de nitrates chimiques qu'elles résistent mieux aux champignons, aux ravageurs et aux aléas climatiques (froid & sécheresse). Ce sont des variétés en pleine santé, contrairement aux variétés de blé modernes même celles cultivées en bio. Ce conservatoire de biodiversité vivant est installé afin que les paysans le visitent et sélectionnent certaines variétés anciennes pour de les installer sur leur terre et les multiplient. Cette plateforme est à but non lucratif, les semences sont transmises à titre expérimentales ou scientifiques conformément à la loi. Le but est aussi de tester ces variétés anciennes afin de sélectionner et de replanter, d'une année sur l'autre, les épis qui ont des caractéristiques intéressantes.

    Le reportage nous emmène aussi chez Laure et Reynald Bernard qui ont reconverti leur ferme à la bio et se sont orientés vers la transformation à la ferme : le circuit court. Reynald expérimente et multiplie des blé anciens sur ses terres. Il nous explique que ces variétés ont moitié moins de rendement que le blé cultivé en chimie mais que le produit à l'arrivée est plus sain et a des valeurs nutritives bien plus importantes. Laure sa femme a appris un nouveau métier : boulangère (formation fabrication de pain au levain au CFA de Chaumont). Aujourd'hui ils transforment en pain une partie des céréales produites sur la ferme. Le succès est au rendez-vous : les ventes ont doublé par rapport à ce qu'ils avaient prévu. La transformation à la ferme leur permet de bénéficier d'une valeur ajoutée bien plus importante qu'en circuit long et le prix de leur blé n'est plus indexé sur les cours mondiaux fluctuants mais sur le prix de vente de leur pain dans leur boulangerie, cela leur apporte une sécurité et une indépendance rassurante.